Premier épisode : Et in Berberia nobis (Algérie, 1959 - 1961)
Rencontre des personnages clé au cours de la guerre d'Algérie.
Lucien Advus, dit Luc (le narrateur), 18 ans et CAP de Transmissions en poche, s'engage au sein du régiment d'infanterie alpine commandé par le colonel Champbard. Il y fait la connaissance de Julien Doutrerive (22 ans), dit JDR ou Jul, un appelé ayant à peine terminé sa maîtrise de sciences nucléaires... par ailleurs pacifiste et opposant résolu à la Bombe gaullienne.
Ce dernier entraîne Luc à des actions peu conventionnelles... En particulier l'anéantissement d'un commando de fellaghas qui s'apprêtait à prendre en otage les écoliers du CEFIK (Centre d'Education et Formation Ibn Khaldoun), établissement fondé par Mme Champbard et au sein duquel JDR y enseigne les maths-physique-chimie - alors que Luc y assure la sécurité tout en jouant à Djéha-le-simple, l'idiot de village local.
Quelques semaines avant la quille, au cours d'une excursion au Sahara, JDR, Luc et Vito (l'aumônier du régiment), s'égarent dans la région d'In Ekker, où les Français préparent des essais atomiques... L'explosion d'une "tour" près de laquelle ils se réfugient en pleine nuit, laisse Luc (qui s'était attardé dans la Dodoche) indemne - alors que ses deux amis disparaissent. Celui-ci, après une errance dramatique, réussit à rallier la caserne... juste le temps de se remettre afin de défendre la République contre le fameux putsch du "quarteron de généraux félons"...
La guerre fratricide évitée, Luc rentre chez lui, épouse Nivea - bientôt licenciée de philo - qui lui donnera deux fillettes, l'accompagnera désormais dans ses nouvelles aventures... et surtout tiendra le journalier qui leur permettra (bien plus tard) de rédiger les chroniques en question.
Lui-même, tout en préparant un diplôme d'ingénieur au CNAM de Lyon, continue à travailler dur et mène une vie de Français moyen - avec pour seuls hobbies la montagne et le radio-amateurisme -, jusqu'au jour (début 77) où Jul donne signe de vie. En fait, ce dernier et Vito, blessés, avaient été subséquemment enlevés par les Cosmons, des ET dont la "tour" était l'astronef.
Au cours du voyage de retour, Vito avait succombé à ses blessures, alors que JDR avait fini par guérir... et, bien que strictement isolé dans sa combinaison, il avait collaboré à l'Institut d'Etudes Terriennes (IET) - à vrai dire volens nolens, car les Cosmons, ayant décrété le silence radio vis-à-vis de l'Humanité et ne pouvant le supprimer pour des raisons éthiques, le retenaient chez eux.
Deuxième épisode : La nuit la plus longue (Corso, printemps 77)
Par l'intermédiaire d'Aziza - ex-bonne de Mme Champbard, devenue Mme Ahmadi, femme de wali (préfet) -, le Dr Brahim, haut fonctionnaire chargé de l'énergie nucléaire, invite Luc en Algérie afin de l'aider à retrouver des documents ayant appartenu à un physicien, réfugié de guerre à Corso Tahtani, auprès de la veuve Kalbrès, une Maltaise, et dont JDR avait hérité.
Ce dernier, mis au courant, demande à Luc de détruire la ferme dans laquelle ils sont cachés - tâche compliquée par l'opposition de Nivea, et menacée par la vengeance du chef du commando de novembre 59 - qui conduit notre héros à l'ex-hôpital Maillot d'Alger. Il finit par s'acquitter de sa mission, non sans rechuter et être obligé de retourner à l'hôpital - à Lyon, cette fois.
Là, son chirurgien, collectionneur de statuettes, lui monnaye une sculpture de la jeune Maltaise en psition christique, récupérée dans ladite ferme. Ce revenu permet aux Advus de déménager dans les environs de Briançon et de monter une discrète station de télécommunications spatiales à même de satisfaire la demande de l'IET en écrits majeurs concernant l'Humanité.
Troisième épisode : La mission CHC (Amérique du Nord, hiver 95)
JDR finit par rallier les Cosmons à un plan de reconnaissance réciproque entre Humanité et Cosmonité, sous la houlette du professeur Carl Sagan, célèbre auteur de Cosmos et animateur du programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence).
L'astronef ET débarque donc JDR et ses deux fils-clones (biogénérés par les Cosmons à son insu pour soulager sa nostalgie) dans la région d'Adrar - où Mme Ahmadi a fondé une ONG... susceptible de convertir les pierres célestes des Doutrerive en paquets de dollars, requis par la mission CHC (Contact Humanité-Cosmonité).
Voilà donc JDR, accompagné par ses fistons, les Advus et Aziza, parti pour rencontrer secrètement Sagan, d'abord chez lui à Ithaca (New-York) puis, suite à un contre-temps, à Port Angeles, station balnéaire située sur le détroit Juan de Fuca, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Seattle.
Mais les barbouzes ricaines, qui ont une vieille dent contre l'astrophysicien, le tiennent à l'œil, et, curieux de ce qui se trame, essaient - en vain - de mettre la main sur JDR.
Aziza et Nivea reparties en Europe pour causes professionnelles, la réunion suivante est prévue à Acapulco. Mais dès son arrivée, JDR est arrêté à la demande des Ricains qui l'accusent de narcotrafic. Grâce aux cosmo-dollars et à son culot, Luc réussit à le faire relâcher, mais les Gringos imposent aussitôt aux Chicanos une battue sur les collines où nos héros se sont réfugiés.
Luc, avec la complicité d'Aziza - revenue pour la cause - pirate un hélico et emmène tout le monde au large, sur l'astronef cosmon, qui décolle aussitôt en direction de l'île de la Passion (ou de Clipperton), microatoll français situé à quelque mille kilomètres au sud-ouest d'Acapulco.
Apprenant que deux avions yankees sont à leurs trousses, JDR fait maquiller le spationef en sous-marin de la Royale, puis, en réponse aux roquettes de semonce des zincs, en abat un à l'aide du canon anti-météorites - ce qui, Luc dixit, agite d'aise le Grand Charles dans sa tombe.
Il ne reste plus à nos rescapés que de se faire véhiculer en Méditerranée pour regagner chacun ses pénates, espérant que le Projet Clipperton compensera une mission CHC d'autant plus compromise que les Cosmons viennent de réaliser combien leur présence sur Terre risque de les faire découvrir inopinément, chose qu'ils veulent éviter à tout prix.
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