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Chroniques Passéistes et futuristes,
conçues par El Vidon

  • Avertissement de l'auteurAvertissement de l'auteur
  • Abréviations et acronymesAbréviations, acronymes et sigles
  • Principaux personnagesLucien, Nivea, Julien et leurs amis ...


  • 1ère partie : Le Projet Clipperton,
    narrée par Lucien et Nivea Advus

  • RésuméRésumé du livre "Le projet Clipperton"
  • Sommaire et texte intégraltous les chapitres téléchargeables en .pdf


  • 2ème partie : Les Secrètes Choses,
    narrée par Julien Doutrerive

  • Introduction et SynopsisIntroduction et Synopsis du livre "Les Secrètes Choses"
  • Sommaire et texte intégraltous les chapitres téléchargeables en .pdf


  • 3ème partie : La Divine Surprise,
    narrée par Julien Doutrerive

  • Introduction et résumé (AD)Introduction et résumé
  • Sommaire et premiers chapitres (AD)sommaire et premiers chapitres


  • Miscellanées, comprenant :

    Normes du néofrançais et illustrations pratiques de cette graphie :
  • Le néofrançais : une réalphabétisation de l'écrit, mais pas seulementarticle téléchargeable en .pdf
  • Un débat national sur le néofrançais, pourquoi pas ?article téléchargeable en .pdf
  • Hommage à Raymond Queneau, par Zazie du Métroarticle téléchargeable en .pdf

  • Saynètes :
  • Au Café du Commercearticle téléchargeable en .pdf
  • Jéhovah et moiarticle téléchargeable en .pdf
  • Le déclin de l'Europearticle téléchargeable en .pdf

  • Analyses sociologiques :
  • Nos petits Munich contemporainsarticle téléchargeable en .pdf
  • Les dérives de l'attitude politiquement correctearticle téléchargeable en .pdf
  • Camus, le prince et le philosophearticle téléchargeable en .pdf
  • Auschwitz ou le gros arbre qui cache la grande forêtarticle téléchargeable en .pdf

  • Critiques :
  • "La haine" de Zieglerarticle téléchargeable en .pdf
  • "L'avenir" selon Attaliarticle téléchargeable en .pdf
  • Réponse publique à M. Moussaouiarticle téléchargeable en .pdf

  • Billets d'humeur :
  • "Les 3 mondes d'Éric Fottorino article téléchargeable en .pdf
  • Le sommet de Copenhaguearticle téléchargeable en .pdf
  • Lettre de Céphaloniearticle téléchargeable en .pdf

  • LES SECRÈTES CHOSES
    Introduction et Synopsis
    Pourquoi une suite au LPC et sous quelle forme ?

    La meilleure introduction au présent récit est évidemment la première partie des Chroniques passéistes et futuristes, intitulée Le Projet Clipperton (LPC), car il débute, en gros, au moment où l'action de ce dernier se termine, c'est-à-dire début 1995.
    Cela n'est pas une coïncidence fortuite : les Advus m'avaient tenu au courant de l'avancement de leur manuscrit ; que j'ai dû défendre vis-à-vis des Cosmons, lesquels ne désiraient pas que leur présence dans le monde jovien soit divulguée ici-bas – tout au moins jusqu'à ce que la mission CHC ait abouti. Comme ce ne fut pas le cas, j'ai dû utiliser toute ma rhétorique afin de les persuader que la littérature était encore le meilleur moyen de familiariser en douceur mes compatriotes à l'idée de la présence ET dans le voisinage terrestre.
    Quant à la raison du passage de la plume entre les Advus et moi-même, elle est bien simple : ils n'avaient plus de choses intéressantes à raconter...
    Une fois revenu définitivement sur Terre début 2001, et m'étant retiré dans mes Cévennes natales, je décidai de reprendre le flambeau.
    Par ailleurs, les lecteurs du LPC savent que dans mon manuscrit intitulé Pèlerinage à Tilimsen et rédigé quarante ans plus tôt en Algérie1, j'avais imaginé un voyage fictif dans l'espace-temps, au cours duquel Dante Alighieri lui-même (sic) me faisait visiter le "Complexe Enfer-Purgatoire-Paradis du 20e siècle"… C'est donc cet épisode qui m'a inspiré le titre du présent ouvrage, car il y a un cheminement sémantique qui va des segrete cose du chant III de l'Enfer à celles dont il est question ci-après.
    Dans le contexte de la Divina Commedia2, les "choses secrètes" se réfèrent, entre autres, aux punitions réservées individuellement aux damnés – alors que jusque là, seuls des tourments génériques et collectifs étaient mentionnés par la vulgate chrétienne. Cette évolution est bien dans la ligne de l'émergence de l'individualisme tragique, lequel, en s'inspirant de la culture antique – complètement oblitérée depuis un millénaire par le totalitarisme chrétien – allait aboutir à la miraculeuse efflorescence civilisationnelle de la Renaissance...
    De surcroît, le génial Toscan déploie le talent prodigieux que l'on sait dans la description de ses hallucinantes scènes infernales, qualifiées justement de dantesques… et qui se sont avérées, au cours de notre seculo horribilis, de véritables prémonitions. Ce qui, on en conviendra, lui donne le droit à la première place sur le podium des visionnaires, toutes catégories confondues...
    Ajoutons que sa parole, par nécessité poétique – mais aussi par prudence politique –, ne pouvait être qu'allégorique et donc plus ou moins obscure3...

    Dans les propos qui suivent, il ne s'agit pas, on s'en doute, de diableries médiévales, mais d'interprétations du réel, lequel, comme l'expérience le prouve souvent, reste opaque aux contemporains – fussent-ils des intellectuels censés cultiver la Vérité (cf. La trahison des clercs de Julien Benda)... Le mot sartrien "Il ne faut pas désespérer Billancourt", en est d'ailleurs une des plus fameuses illustrations.
    Mais comment intéresser l'homme (occidental) de la rue – même en supposant qu'il ait préservé par devers soi un minimum d'autonomie intellectuelle, malgré le matraquage "informationnel" auquel il est soumis quotidiennement – à des thèmes aussi apparemment éloignés de ses préoccupations habituelles que sont les fondements de notre civilisation et leur fragilité ? Comment lui faire comprendre qu'il n'aura pas en même temps le beurre et l'argent du beurre, alors qu'il baigne – depuis l'enfance, désormais – dans un monde (occidental) où l'artifice du paraître a obnubilé la dure réalité de l'être ?
    Au début, j'étais parti sur un pensum genre essai, le sujet ne se prêtant pas vraiment à la littérature de divertissement… Puis, après discussion avec les Advus, l'évidence s'imposa : seule la bonne vieille maïeutique socratique donnerait à l'ouvrage sa chance d'être lu – et peut-être compris !
    M'inspirant donc du LPC, dont les amis m'avaient obligeamment transmis leur texte au fur et à mesure de son avancement, j'ai finalement opté pour un récit chronologique et – autant que possible – riche en dialogues.

    Trame évènementielle du LSC

    Après le ratage de la mission CHC en Amérique (janvier 1995), on sait que mes fistons Al & Ber s'établissent en Polynésie alors que LTH et moi-même retournons en Algérie, où la rébellion islamiste et la répression gouvernementale y perdurent. Mais, compte tenu des limitations physiques que l'âge m'impose, je ne peux prendre part aux opérations anti-GIA effectuées par les goumiers d'Al Makki... C'est donc (presque) en touriste que je parcours le Sahara algérien avec ma vieille amie. Et cela jusqu'à l'été.
    Puis vient le temps d'aller exposer de visu la situation aux Cosmons – d'autant que l'aéronef qui avait amené mes fistons et moi-même sur Terre a terminé son programme d'inventaire de nos océans.
    Finalement, alors que je ne comptais rester là-haut que quelques mois, j'y passerai deux ans pleins, les ET me demandant de leur servir de cobaye pour un tas d'expériences : ce ne serait pas demain la veille qu'ils auraient un autre Terrien sous la main ! Je me prête à la chose avec complaisance car eux mettent, en même temps, toute la puissance de leurs ordinateurs pour faire tourner les modèles concernant l'évolution physique, biologique et humaine de notre planète, avec les données les plus récentes.
    En remerciement, ils me proposent de me ramener sur Terre via Saturne, Mars, Vénus et Mercure, ce qui a demandé trois bonnes années de plus.
    C'est donc au printemps 2001 que le vaisseau cosmon me débarque au large du petit atoll qui abrite la Société du Projet Clipperton, fondée par Al & Ber... Celle-ci, en dépit de moult difficultés, a déjà recruté une trentaine de candidats (hommes, femmes et enfants) à la fondation d'une colonie extra-terrestre.
    Mais il n'y a pas de place pour les vieux dans cette ruche bourdonnante et je rentre définitivement au pays natal après plus de quarante ans d'absence...

    À peine installé dans mon petit Lyré de la montagne cévenole, j'établis un premier constat des lieux : la civilisation de la bagnole, de la télévision et des jeux du cirque bat son plein. Ces derniers surtout apparaissent paradigmatiques d'une société de plus en plus proche, éthiquement parlant, de celle du Bas Empire Romain. Nîmes – cité chère à mon cœur – en est devenue la caricature même en réhabilitant l'ignoble tauromachie... Les anciennes valeurs meurent dans les campagnes avec leurs derniers habitants, cependant que les banlieues se gonflent de néo-barbares.
    Sur ce, tel un coup de tonnerre, survient le Onze Septembre. Les Twin Towers s'effondrent sur elles-mêmes, comme si la DiPro dantesque voulait avertir notre (petit) monde d'ici-bas, de ce qui l'attend... et que les Cosmons ont déjà nommé – dans leur jargon – "Relaxation Civilisationnelle Terrestre".
    À l'automne qui suit, les Advus et Aziza débarquent au petit Lyré, ce qui nous permet de faire le point sur nos Weltanschauugen respectives... ainsi que de compléter ma provision de bois de chauffage ! On en profite également pour visiter le pays cévenol sur les traces de R. L. Stevenson et de la saga camisarde.
    À peine trois mois plus tard, j'apprends le brusque décès d'Aziza : sans doute un assassinat maquillé en accident de la circulation.
    Les Advus et moi-même arrivons juste à temps pour les funérailles. Al Makki nous convainc qu'il s'agit bien d'un attentat intégriste dont il connaît le cerveau et son repaire. À sa demande expresse, Luc et ma pomme aidons son commando à détruire le dit repaire... succès qui nous pousse à un rapatriement accéléré !
    À Pâques 2002, me voilà chez les amis, au-dessus de Briançon... D'où ils m'embarquent pour une randonnée hivernale qui nous emmène jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle se trouve l'ancienne station de télécommunications interplanétaires construite par Luc. La haute altitude est propice aux considérations générales, d'autant que les conjectures cosmonnes et la prescience cioranienne conjuguent leur pessimisme concernant le devenir humain...
    Mais cela ne nous empêche nullement de célébrer les douceurs banales de la vie !
    Suite à quoi, il ne me reste plus qu'à revenir à mes pénates pour embouteiller mon récit et le lancer dans l'océan du web.

    1 - Un péché de jeunesse, jamais publié.
    2 - À l'époque de Dante, le mot commedia n'avait pas encore pris le sens antonymique de tragedia.
    3 - Cf. le vers « Pape Satàn, pape Satàn, aleppe ! » (Enfer, Chant VII). Lequel pape, ennemi de Dante, s'appelle Boniface VIII.

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